causes patrimoniales

Les scandales patrimoniaux qui se succèdent à un rythme de plus en plus accéléré offrent l’intérêt de susciter des interrogations fécondes sur le devenir des édifices et sur les conditions de leur transmission aux générations futures. Si cette rubrique comporte des dossiers déjà présentés dans la rubrique « Manifestations scientifiques », on trouvera ici ceux d’entre eux qui ont échappé à la publicité que leur donnent les journées d’étude.

C’est ainsi qu’on s’est déterminé à donner ici une sélection des pièces relatives à « l’affaire Lambert », ce conflit patrimonial qui a défrayé la chronique pendant plus d’une année, de décembre 2008 à janvier 2010. Grâce à autant d’incurie que d’agitprop, l’hôtel Lambert s’est attiré la réputation – le mérite ? – de devenir l’épouvantail des services du Ministère de la Culture, que particuliers, associations et collectivités locales peuvent désormais utilement brandir.

La polémique à rebondissements qui a accompagné la découverte du chantier autorisé par le Ministère a fourni l’occasion de considérer et de déjouer un à un les arguments destinés à légitimer l’opération. La presse a relayé le détail de l’information et favorisé le débat : pièces à conviction à l’appui, le public a disposé des moyens d’entrevoir qu’il n’est pas nécessairement souhaitable de soumettre les édifices du passé aux programmes et aux normes du confort contemporains, et, que l’idée de faire avancer une chaise à porteurs à cent à l’heure a peut-être en elle quelque chose d’intimement pornographique.

l'affaire lambert

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